>Joyeux Noël orthodoxe, bonne et heureuse année 2008!!!

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Chères / chers ami(e)s de tous les pays, de tous horizons, de toutes convictions et de toutes configurations informatiques, réunis, par delà les frontières territoriales, les clivages politico-idéologiques et les différents systèmes d’exploitation, grâce à ce merveilleux et intrigant enchevêtrement de câbles, satellites et autres émetteurs- récepteurs qu’il est désormais convenu d’appeler l’Internet!

Conformément à cette tradition, vieille comme le Monde, en vertu de laquelle tout anniversaire ou « heureux événement », dont la commémoration de la naissance de Jésus et le récent « accouchement » de l’an de grâce 2008, s’accompagne forcément de vœux circonstanciés,, censés contribuer à son succès, j’aimerais, moi aussi, profiter de ces lendemains de réveillons, de fêtes, de réjouissances et de transition progressive entre deux années, particulièrement propices, par nature, à toutes sortes de moments exceptionnels, d’activités récréatives et ressourçantes, de voyages, de retrouvailles, de réflexions, de bilans, de bonnes résolutions et d’initiatives novatrices, pour accomplir cet acte d’équilibriste qui consiste:

  • à reproduire une fois encore les schémas intellectuels et organisationnels du passé à défaut de pouvoir en modifier le cours a posteriori, y compris en terme de retards et autres phases de maturation spirituelle hautement imprévisibles, en ne vous souhaitant qu’aujourd’hui, mercredi 16 janvier aux aurores, un Noël joyeux, agréable et serein (heureusement que les Chrétiens orthodoxes ont conservé le calendrier julien, ce qui leur vaut de ne célébrer la naissance du Divin Enfant que vers le 6 janvier et qui permettrait accessoirement à des retardataires comme moi de se sentir vaguement dans les temps, à condition de vivre dans des pays tels que la Grèce, l’Ukraine ou la Russie, évidemment…, et heureusement que l’écologie reste un thème plus que jamais d’actualité, le fait de vous envoyer le contenu intégral de mon message malgré son caractère potentiellement décalé pouvant, dès lors, s’interpréter comme un geste d’écologie cérébrale destiné à sauver de la déchetterie des pensées moult ébauches d’idées pourtant fort utiles et innovantes dans une société comme la nôtre, qui tarde encore bien plus que moi à élaborer les siennes!);
  • à me précipiter, corps et âme, vers un avenir ô combien incertain, potentiellement tourmenté, agité, éprouvant ou décevant, mais forcément meilleur que le présent et infiniment plus rose que le passé, à en croire les tenants de ce positivisme de façade, si caractéristique de nos sociétés contemporaines, qui semblent pourtant éprouver bien des difficultés à esquisser les contours de leur monde si prometteur, pour vous adresser, dans ce contexte très particulier, mes vœux les plus chaleureux de bonheur, de bonne santé, de prospérité, de réussite et d’épanouissement pour 2008, en espérant que cette nouvelle année dépasse tout de même assez largement vos prévisions les plus optimistes / que les belles surprises ou les moments de gaîté qu’elle vous réservera soient réellement de nature à contrer la morosité ambiante jusqu’à vous donner assez de forces, dénergie, de volonté, de détermination et d’idées originales pour prendre un nouvel envol vers des cieux plus cléments et concrétiser ainsi, à votre propre manière, l’une des perspectives les plus vaines de l’année passée, du moins en France, à savoir celle de « la rupture » tant attendue;
  • et à vous décrire, dans les grandes lignes, ce que je compte retenir de 2007 et espérer de 2008 afin, peut-être, d’alimenter abondamment vos propres réflexions ou de rempllir votre calendrier de toutes sortes de dates susceptibles de jalonner votre parcours individuel!!!

Tout d’abord, en ce qui concerne la symbolique spirituelle profonde de Noël, c’est-à-dire l’envie première, voire primitive de tout être humain civilisé de vivre dans un monde de paix, de joie, d’harmonie, de prospérité universelle, de chaleur et de lumière, il se trouve que ces désirs-là sont non seulement beaucoup plus nobles, ambitieux et humanistes que la symbolique purement chrétienne de l’événement, à savoir la naissance d’un Messie que Dieu aurait envoyé en mission parmi nous autres Terriens pour nous libérer de nos pêchers et nous donner l’occasion de « remettre les compteurs à zéro » moyennant le respect de préceptes divins bien trop nombreux, complexes, ambigus et déconnectés de la réalité quotidienne pour ne pas nous soumettre à l’irrésistible tentation de perpétuer inlassablement nos erreurs ou nos faiblesses, mais qu’ils s’inscrivent également dans le cadre des objectifs-clés de ma créativité littéraire et artistique retrouvée dans la mesure où celle-ci vise avant tout à inonder d’un faisceau de lumière des plus intenses un monde noyé, sinon dans l’obscurité ou l’obscurantisme moderne, du moins dans une pénombre où il devient sans cesse plus difficile d’appréhender les contours, les interactions néfastes et le degré de propagation de fléaux politiques, économiques, écologiques, intellectuels ou sociétaux tels que l’individualisme forcené, la haine de soi et des autres en réaction à des déceptions amoureuses ou affectives, fûssent-elles inavouées ou imperceptibles, l’abrutissement, voire l’auto-abrutissement des citoyens, le néolibéralisme, les dérives sécuritaires et liberticides de l’Etat policier post-orwellien, la recrudescence programmée du sentiment d’insécurité et de toute forme d’hystérie collective susceptible de justifier de nouvelles atteintes latentes aux Droits Humains, la paupérisation, l’esclavage salarial ou le chômage des masses laborieuses, la guerre, la famine, le changement climatique et les catastrophes naturelles qui en résultent, etc. Puisse donc cette forme laïcisée, démystifiée, dépoussiérée de « l’esprit de Noël » animer encore longtemps, pourquoi pas tout au long de l’année, vos réflexions, vos choix, votre vision du Monde et de la vie, vos envies et vos désirs, et puissent mes écrits vous livrer quelques sources d’inspiration, quand bien même vous n’apprécieriez que la beauté des mots ou la substantifique moelle de mes opinions, afin de nous accorder à terme, à nous et aux générations futures, le privilège de vivre sur une planète où l’air resterait respirable, même au plus fort d’une canicule ou d’une vague de froid, où les progrès technologiques et scientifiques, à commencer par l’informatique, l’Internet, la domotique et la médecine, profiteraient à tous, et pas seulement aux élites des pays développés, où les bénéfices de la mondialisation seraient enfin partagés avec celles et ceux qui n’ont pas encore de toit, de papiers leur permettant de se rendre où bon leur semble ou de perspectives d’avenir assez solides pour avoir envie d’œuvrer pour le bien de la Collectivité, et où nous aurions enfin la possibilité de vivre en paix avec les autres et nous-mêmes !!!

S’agissant ensuite du bilan de 2007, je retiendrais avant tout que cette année aura été fortement marquée par toute une série d’événements funestes traduisant avant tout une évolution fondamentale des mentalités collectives, des valeurs et des rapports de pouvoir entre nations ou acteurs économiques du « village planétaire » vers un darwinisme social permanent mu par la seule force des conflits qu’il génère. Parmi ces événements, je citerais en particulier:

  • l’élection de Nicolas Sarkozy au poste de Président de la République Française sur la base d’un programme alliant habilement les pires travers du national- populisme fascisant, de la mégalomanie napoléonienne, du cynisme, de la diabolisation de catégories de personnes jugées antisociales (chômeurs, habitants de certaines banlieues à fort taux de criminalité…), d’une pseudo-méritocratie républicaine ne reposant plus désormais que sur l’appât du gain et les performances quantifiables au lieu de privilégier l’effort et les qualités humaines indispensables au bon fonctionnement de la Société, de la remise en cause globale des acquis sociaux d’Après-guerre au profit de quelques intérêts privés et d’une planification à court terme animée par une obsession du résultat à toute épreuve;
  • la mise en œuvre progressive des promesses électorales de M. Sarkozy (non sans succès pour ce qui est de l’ampleur des privations ou des conditions de vie dégradées qui nous attendent, de l’avènement de la « realpolitik » au rang d’activité à plein temps de la diplomatie française aux dépens des Droits de l’Homme, ou des effets d’annonce par lesquels le fameux « Grenelle de l’Environnement nous a été vendue comme une initiative majeure d’importance mondiale);
  • la marginalisation du socialisme rocardo-jospinien et du centrisme de François Bayrou au profit d’une confrontation Droite-Gauche beaucoup plus superficielle, stérile et digne des débats présidentiels américains, matérialisée par des duels et autres surenchères démagogiques entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal qui, en réalité, se poursuivent encore aujourd’hui et ne connaîtraient une issue intellectuellement heureuse et valorisante que le jour où la cote de popularité du Chef de l’Etat s’effondrerait à des niveaux insoutenables et où le Parti Socialiste s’accorderait enfin sur le nom d’un futur présidentiable à la hauteur des enjeux de notre époque;
  • le démantèlement méthodique de la Belgique, ce pays dans lequel je plaçais encore tant d’espoirs il y a quelques années à cause de son rôle quasi naturel de terrain d’expérimentation du multilinguisme et de la cohabitation des cultures en plein cœur de l’Europe, sous l’effet conjugué d’un extrémisme pseudo-identitaire aux accents xénophobes qui n’aura bientôt plus rien à envier à la « peste brune » des années 40 et d’une logique de ségrégation qui, poussée à l’excès, ne manquerait pas de me rappeler ces opérations de « purification ethnique » qui ont si durement frappé le Rwanda et le Kosovo dans les années 90;
  • l’ascension quasi constante du cours des principales matières premières et sources d’énergie (pétrole, gaz, or, nickel, soja…) du fait de l’intérêt grandissant des fonds d’investissement et autres spéculateurs institutionnels pour ce segment de marché et d’un déséquilibre croissant entre offre et demande, imputable aussi bien à de vives tensions géopolitiques et/ ou l’épuisement des ressources dans les pays producteurs qu’à la nécessité de remplacer ce pétrole si rare et cher par des biocarburants, donc des matières premières agricoles, ou à l’explosion des besoins et du pouvoir d’achat dans des pays émergents comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, dont le niveau de vie et les capacités de production s’approchent à grands pas de celles de l’Occident, sauf que leurs ratios d’efficience énergétique restent désespérément médiocres;
  • et enfin, mais non des moindres, ce que les spécialistes appellent pudiquement « la crise des subprimes » puisque ce choc économique retentissant fut initialement provoqué par l’effondrement du marché des crédits immobiliers à risque contractés par des ménages modestes dont le bien immobilier, acheté justement grâce à ces crédits, représentait souvent le seul patrimoine, mais que je considère plutôt, pour ma part, comme une crise systémique mondialisée affectant les fondements matériels mêmes de la propriété privée, à savoir le fait de pouvoir être maître de « ses quatre murs », là où la crise de l’Internet des années 2000 n’avait ébranlé que des certitudes aussi virtuelles que les réseaux qui les véhiculaient alors, et auto-entretenue par le cercle vicieux de l’inflation, des taux d’intérêts prohibitifs, de l’érosion des revenus et de la consommation, de la faillite, des licenciements économiques et autres mesures de rationalisation, de la baisse du Dollar / la hausse de l’Euro en réaction au ralentissement de la croissance, sinon la récession américaine, des inévitables distorsions de concurrence par taux de change interposé via lesquels les Etats- Unis répercuteront leur relative fragilité économique sur le reste du Monde, et ainsi de suite…, jusqu’à entamer un nouveau cycle qui pourrait bien reproduire les mêmes résultats d’ici une dizaine d’années au plus tard, dans n’importe quel autre pays ou n’importe quel secteur potentiellement vulnérable…

Mais comme l’adversité, l’incertitude et le chaos peuvent aussi constituer autant de moteurs de progrès, de remise en question salutaire et de reconstruction de l’avenir sur des bases nouvelles et assainies, les affres de 2007 furent également, au final, la meilleure occasion possible de prendre encore davantage de distances avec les normes, les attentes et les égarements d’une société avec laquelle je semble prédestiné à cultiver durablement des rapports d’incompréhension mutuelle pour pouvoir me concentrer sur ce qui me tient le plus à cœur, notamment l’informatique, les voyages et le sport, de réaliser ainsi, au fil d’une réflexion personnelle sur l’optimisme et les idéaux animant les débuts de l’Internet grand-public à la fin des années 90, qu’il y a déjà dix ans que j’arpente assidument la toile, mon premier abonnement à domicile datant très exactement de mai 1997 et ma première connexion haut débit par le câble de novembre 1998, de me rendre à l’évidence que l’avance technologique dont je disposais pendant les trois premières années de présence sur le Web n’a pas tardé à fondre comme neige au soleil en raison de l’incapacité chronique de Jaws, le lecteur d’écran par défaut sous Windows pour des déficients visuels comme moi, à évoluer avec son temps au gré des exigences inhérentes aux logiciels du marché, à fonctionner correctement avec des utilitaires de grossissement de type Zoomtext et à me restituer le contenu de l’écran de manière fiable, fidèle et rapide, et de commencer, par conséquent, à rompre définitivement avec la pesante hégémonie du PC et des produits compatibles Microsoft pour m’adonner enfin à l’exploration d’un univers jusqu’ici assez inaccessible aux handicapés en tous genres, mais que le tandem Voiceover-Visiovoice, guidé par des voix de synthèse quasi humaines d’une qualité inégalée, me permet dorénavant de parcourir à grandes enjambées binaires universelles, en l’occurrence celui des ordinateurs iMac à processeur Intel, du système d’exploitation Mac OS X, de l’iPod et des produits Apple en général. Depuis le 27 mars, donc depuis ce jour où mon ami Hervé Poudoulec alias Kira Neris Project m’a si opportunément incité à franchir le pas en m’accompagnant dans l’achat et l’installation de mon joli iMac à écran 24 pouces, j’ai progressivement appris à dompter tout d’abord le Tigre, puis ce nouveau Léopard qui n’attend que mes idées les plus excentriques pour libérer toute son énergie créatrice, à maîtriser les subtilités et les stratégies de personnalisation de ce nouvel environnement, dont les spécificités de Voiceover en matière de commandes et d' »interaction » avec les différentes zones d’écran, les raccourcis clavier et l’agencement des éléments graphiques, à me faire à l’idée de pouvoir jongler entre une multitude d’applications, accéder à toutes sortes de formats audio / vidéo et effectuer simultanément d’innombrables tâches au cours d’une même session sans me ruiner ni compromettre la stabilité ou les performances du système, tant Windows m’avait déjà habitué aux restrictions et aux coins de paradis hors de prix, à passer des journées entières sur Internet sans risquer de perturber le bon fonctionnement de mon équipement par ces virus, logiciels espions ou chevaux de Troyes qui pullulent par millions sur les disques durs de nos PC chéris, à me passer de Microsoft Word et OpenOffice au profit de Nisus Writer Pro, un traitement de textes pour Mac dont les fonctionnalités et la convivialité ont d’autant moins à envier aux produits susmentionnés qu’il ne coûte que 79 dollars et que j’ai récupéré mes anciens documents Word sans aucune difficulté, à étaler méticuleusement mes talents d’écrivain néo-proustien aux formats RTF et HTML de manière à publier prioritairement mes contributions littéraires depuis Safari, et non plus le sempiternel Internet Explorer, à utiliser pleinement les avantages de la messagerie instantanée et de la téléconférence avec iChat, Skype et Adium, à me constituer pour la première fois de ma vie, grâce à cette combinaison si parfaite entre un iTunes totalement accessible et mon nouvel iPod Vidéo 30 GO, une véritable bibliothèque multimédia mobile combinant des morceaux de musique, des films, des photos et des podcasts (un fait divers pour le commun des mortels, certes, en ce que n’importe quel ordinateur équipé de Windows XP, Windows Vista ou Mac OS X peut exécuter iTunes et que l’iPod en tant que tel existe déjà depuis 2001, mais une révolution qu’il ne m’a été donné de vivre qu’en 2007, faute de lecteur multimédia entièrement accessible sur un PC Windows), à donner libre cours à ma boulimie médiatico-musicale par le biais de produits / services aussi divers que Live365, Last.fm ou Radioshift, à défier les lois de la géographie technique avec Hotspot Shield afin de devenir, de par mon adresse IP externe, l’un de ces « happy few Americans » qui peuvent continuer à bénéficier de l’inépuisable génie de chez Pandora, et à gérer un serveur Shoutcast dans le noble objectif de fournir de la bande passante à Youppala, cette web-radio de prochaine génération promise à un brillant avenir dans le milieu des net-labels et des artistes indépendants!!!

D’avenir, justement, il en sera fatalement question en cette année 2008 aux allures d’un épique slalom géant entre les rêves d’entan et les défis de demain, balisé, entre autres, par la mise en ligne imminente des premières véritables solutions de portage d’applications Linux pour Mac OS X, dernière étape d’un long processus par lequel une myriade de développeurs aura finalement réussi à faire du Macintosh le seul ordinateur capable d’exécuter nativement les trois principaux systèmes d’exploitation du marché et à s’octroyer ainsi, théoriquement, d’impressionnantes économies d’échelle en vue de développer des logiciels toujours plus nomvreux et interopérables, le déploiement exponentiel du «Web 2.0» (Myspace, Facebook, Del.icio.us, Wikipedia, Agoravox, iChat, MSN, etc.), corollaire naturel à une sorte de «fertilisation croisée» à l’efficacité grandissante entre les intérêts des usagers, désireux de communiquer et de consommer sans limites pour se sentir exister et frétiller de bonheur dans un cyberespace par nature bien trop immense pour des individus isolés, et ceux des annonceurs ou des vendeurs de contenus, soucieux de transformer ces flux de données en autant de nouveaux canaux de marketing, les élections municipales et cantonales françaises en mars, soient autant d’échéances que la Gauche n’hésitera pas à interpréter comme la première grande occasion de sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy ou de valider le statut présidentiable de Bertrand Delanoë, actuel maire de Paris faut-il le rappeler, alors que la majorité parlementaire, vouée à quelques défaites et contre-performances à force de vouloir édulcorer jusqu’à la caricature le bilan de ses premières actions, tentera évidemment d’insister après coup sur le caractère local de la consultation et de capitaliser sur ses bons scores dans des régions structurellement conservatrices comme l’Alsace, les élections présidentielles et législatives américaines en novembre, qui serviront probablement à donner à l’ère post-Bush des accents plutôt féminins, colorés, affairistes, protectionnistes ou pacifistes, selon les cas, la commémoration du quarantième anniversaire de la révolte de mai 1968 dans un contexte sociopolitique si hostile qu’il pourrait bien s’agir là du tout dernier avatar de la «génération Cohn-Bendit», des Jeux Olympiques de Pékin manifestement placés sous le signe de l’amnésie collective face à la répression sanglante de 1989 et de la fascination des foules devant le caractère magique du chiffre 8 dans la mythologie chinoise, y compris d’un point de vue purement financier et commercial, mon voyage de printemps en Thaïlande, un pays fort heureusement revenu à la démocratie juste avant que je ne projette de m’y rendre…, ainsi que les dix ans d’existence virtuelle de l’emblématique association Walter Jeffers, dont la grandeur et la décadence resteront à jamais associés à la publication d’un fanzine multimédia et multinational, précurseur pour son époque dans la mesure où il se composait d’un magazine papier et de quelques interviews d’artistes étrangers en version multilingue sur cassette audio, à sa volonté d’organiser, d’ici avril 1999, un festival franco-allemand des musiques électroniques et électro-expérimentales qui répondait au doux nom de «Unter Uns Gesagt / Entre Nous Soit Dit» et à son projet quelque-peu audacieux de lancer la carrière française du DJ et producteur allemand Ian Pooley, illustre inconnu parmi nos compatriotes en ce temps-là. Dans cette optique, et pour m’en tenir exclusivement à quelques idées-forces, représentative des spécificités de cette année en construction:

  • je poursuivrai sans relâche cette phase de conquête de l’iMac au cours de laquelle il me faudra encore, parmi tant d’autres trésors enfouis dans cette boîte magique, découvrir / maîtriser à fond quelques outils de programmation aussi indispensables que Terminal, Applescript, Automator ou Xcode, de quoi parvenir à gérer en toute indépendance la couche Unix de Mac OS X, après quoi je compte m’attaquer à la future version 0.73 de Lina, l’une des machines virtuelles Linux les plus prometteuses pour Mac, dans l’espoir de pouvoir enfin, sans renoncer pour autant au bénéfice de Voiceover, comparer iTunes et AmaroK, exécuter un serveur Steamcast ou doubler la capacité de mon relais Youppala par l’un de ses innombrables transcodeurs de flux MP3-AAC+ encore indisponibles sous OS X;
  • je m’efforcerai, cette année encore, d’assurer une présence beaucoup plus forte et régulière sur le Web 2.0, en particulier via mon Myspace, le présent blog, mon domaine personnel et mes comptes de messagerie instantanée, et de suivre de près l’émergence du futur «Web 3.0», qui reposera avant tout sur le développement de l’intelligence artificielle et la fluidification des communications homme/machine, histoire de me situer, dès le déclenchement de cette énième révolution, du côté de ceux qui parviendront à utiliser les nouvelles fonctionnalités de la machine comme autant de prolongement techniques de leur matière grise ou de leurs membres dans le but ultime de favoriser la démocratisation, la simplification et l’amélioration qualitative des échanges électroniques au lieu d’attendre que d’autres, à commencer par les industriels, les décideurs institutionnels ou les professionnels de la manipulation mentale, s’en servent à nos dépens pour annihiler le moindre sursaut d’intelligence ou de conscience collective jusqu’à remettre en question les fondements mêmes de cette «révolte pronétaire» qui a si grandement contribué à la valeur sociologique ajoutée des réseaux d’aujourd’hui;
  • je me montrerai particulièrement vigilant et réactif face à la détérioration de marchés financiers affectés beaucoup plus durement que prévu par la crise des subprimes, la flambée des cours des matières premières et l’érosion de la confiance des agents économiques occidentaux en passant d’une stratégie d’investissement offensive, matérialisée par une forte exposition aux secteurs cycliques (banque, assurance, biens de consommation courante, BTP, etc.), à une stratégie essentiellement défensive, caractérisée à la fois par la détention de valeurs relativement décorrélées des aléas de la conjoncture ou dotées d’un potentiel de hausse quasi automatique de par la nature et le caractère irrenplaçable de l’actif sous-jacent (prospection / exploration pétrolière et gazière, industrie minière et métallurgique, électricité, énergies renouvelables, gestion des déchets et des eaux usées, transports maritimes de marchandises en provenance de pays à faible coût de main-d’œuvre…) et une sécurisation partielle de mon capital via des instruments financiers de long terme tels que des contrats d’assurance vie investis en SICAV monétaires de la Zone Euro;
  • je voterai probablement, dès le premier tour des municipales strasbourgeoises, pour la liste conduite par notre ancien maire socialiste Roland Ries, sachant que la Gauche locale, aux affaires entre 1989 et 2001, avait très largement contribué à faire de la ville un lieu de vie dynamique, convivial, ouvert sur le Monde et enrichi, presque sans aucune interruption, d’activités culturelles / nocturnes intenses et diversifiées là où la majorité actuelle n’a eu de cesse de vider Strasbourg de sa substance humaine en parsemant l’espace public d’une pléthore de chantiers souvent démesurés, anarchiques et en partie inutiles, dont le réaménagement total de la gare centrale ou l’extension acharnée du réseau de tramway au détriment manifeste de sa viabilité technique, et en privilégiant hostensiblement la culture de masse aux formes d’expression alternatives jusqu’à enjoindre à la discothèque «La Grotte» de fermer ses portes avant 01h30, week-ends et fêtes compris, de manière à éviter aux riverains des abords de la Cathédrale, bercés exclusivement au son des cloches d’église et de la douce musique du marché de Noël, d’être assaillis en pleine nuit par cette petite centaine d’amateurs d' »arts dégénérés » dont je suis parfois…, que nos gouvernants actuels n’envisagent aucun changement de cap en cas de réélection et qu’en dépit de ses velléités d’indépendance et de participation constructive à la vie publique, la liste du MoDem, composée de personnalités hétérogènes entretenant parfois des rapports pour le moins tendus, risque bien de connaître le même sort entre les deux tours que celui qui frappa l’UDF dès le soir du 22 avril 2007, à savoir un score supérieur aux prévisions, mais insuffisant pour espérer obtenir une majorité, et la propension naturelle de certains de ses membres à trouver refuge / de retourner du côté de l’UMP dans le but de sauter in extremis dans le TGV des vainqueurs;
  • je donnerai plus que jamais de ma personne et de mes réserves biologiques pour lutter contre les excroissances de Jeux Olympiques désormais minés par le gigantisme, les affaires de dopage et les intérêts bassement terrestres, et pour réhabiliter à ma façon l’esprit olympique originel, façonné par les maîtres-mots de participation à une œuvre commune, de tolérance, de respect, de loyauté, d’honnêteté, d’excellence, de dépassement de soi et de valorisation de l’effort, en faisant au moins une heure de vélo d’appartement, de musculation, de marche, de ski de fond et/ou de natation par jour tout au long de l’année et en consacrant le mois des J.O. (donc août 2008, puisque rien, pas même la symbolique des chiffres, n’a été laissé au hasard pour tenter de faire de ces Jeux les plus spectaculaires de tous les temps…) à des séances d’entraînement particulièrement soutenues afin de perdre d’ici au 31 décembre prochain au moins 10 kilos de cette graisse si répugnante et superflue qu’elle représente, à elle seule, la manifestation charnelle la plus tangible de mon inattractivité physique grandissante, de mes excès de consommation de tous ordres, de mon incapacité à concilier les désidérata du corps et de l’esprit, de mon manque d’ambition et de ténacité face à la perspective de repousser substantiellement les limites du possible;
  • et j’étudierai sérieusement, avec les personnes concernées, la faisabilité et l’opportunité d’une digne commémoration des dix ans de Walter Jeffers / de ce festival franco-allemand qui n’a jamais eu lieu, mais qui nous a néanmoins tenu en halène tout au long du premier semestre 1998, soit juste avant que cette fameuse coupe du Monde de football ne nous renvoie à nos origines nationales respectives et ne donne à mes compatriotes l’une des dernières grandes occasions d’être fiers de leur nationalité, tant il peut parfois s’avérer hautement surréaliste et hilarant de déposer une gerbe d’émotions, de naïveté, d’enthousiasme puéril, de vains espoirs et d’illusions perdues à la mémoire d’un néant dont nous avions alors si peu conscience que notre perception de «l’Europe de Maastricht» nous transportait encore, à coup de boissons énergisantes et autres stimulants interdits en France, dans une euphorie dépassant largement les frontières de l’Hexagone (et celles de l’entendement, bien sür…).

Cela dit, pour éviter justement de dépasser les frontières de votre patience et de votre capacité d’assimilation, voici donc venu le temps de vous quitter pour aujourd’hui, de vous laisser vaquer à vos occupations et de vous confier, en guise de collation spirituelle pour ces prochaines semaines, mon vif souhait d’avoir très prochainement de vos nouvelles, de vous faire part de toute une série d’évolutions positives dans ma vie ou, sait-on jamais, de vous retrouver, en cher et en os, pour partager quelques agréables et inoubliables moments avec vous. D’ici là, je vous souhaite en tout cas une bonne et heureuse année 2008, et vous dis à très bientôt!!!

Christian Knoll

Explorateur d'idées, de sentiments, de mots et de musiques, amateur d'échanges et de voyages, je propose à vos méninges et à votre coeur de m'accompagner sur les autoroutes de l'information, de la communication, du langage et des arts !

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