>Sarkozy et la crise: premiers enseignements sur une double-présidence fatale à ses opposants…

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Ou comment Nicolas Sarkozy, Président en Exercice de l’UE outre son rôle de Chef de l’État français, a su profiter des turbulences économiques post-subprimes pour booster sa popularité planétaire et ses chances de réélection en 2012

La crise des subprimes s’étant d’ores et déjà transformée en un cataclysme systémique majeur encore bien plus inquiétant que ce que j’avais osé prévoir dans mes vœux de Nouvel An du 16 janvier dernier, au point d’affecter d’ores et déjà les économies de la Planète tout entière, y compris celles des pays émergeants, dont on avait surestimé le rôle de locomotive de la croissance mondiale en tablant uniquement sur la poursuite de leur consommation frénétique et leur obsession à vouloir combler leur retard de développement en quelques années là où les Occidentaux avaient mis près de deux siècles, quitte à oublier que le recul de la consommation dans les pays développés se répercuterait immanquablement sur leurs usines, et donc aussi sur leurs emplois et leurs revenus, l’heure ne fut pas tant, en ce dernier trimestre 2008, aux questions macroéconomiques fondamentales teintées de nobles ambitions de réformes structurelles, à la mise en œuvre effective d’une gouvernance mondiale plus réactive et équilibrée, aux débats sur l’opportunité de procéder à une privatisation rampante de la Poste ou aux interrogations légitimes sur l’avenir et l’indépendance de l’audiovisuel public, Radio France compris, qu’aux solutions d’urgence et aux interventions, tantôt opportunistes, tantôt indispensables, de notre bien-aimé Nicolas Sarkozy, qui agissait cette fois, de surcroît, en sa double qualité de Chef de l’Etat français et de Président en exercice de l’Union européenne.

Ainsi donc, Nicolas Sarkozy, dont on connaît l’admiration naïve, voire puérile pour des États-Unis qu’il ne semble maîtriser que par le biais des films hollywoodiens et des visions apocalyptiques de l’Administration républicaine sortante, et qui n’hésite pas à arborer fièrement son étiquette de « Sarkozy ze American » malgré son médiocre niveau d’anglais, ne ménage actuellement ni ses partisans, ni ses détracteurs de tous horizons, en s’inspirant largement du Plan Paulson de 700 milliards de dollars en faveur des banques et de l’automobile, lui aussi critiqué et torpillé de toutes parts pour des raisons souvent diamétralement opposées, dans l’espoir de remettre la France et l’Europe sur les rails d’une croissance qui leur fera manifestement défaut jusqu’en 2010, dans le meilleur des cas, persuadé qu’il semble être d’avoir trouvé en une crise aussi énorme, où le Ciel pourrait bien nous tomber sur la tête à tout moment si nous baissions la garde une seconde trop tôt, l’occasion rêvée de rebondir jusqu’aux confins de la stratosphère pour conjurer les mouvements de la voûte céleste et de ressortir grandi de ses épreuves jusqu’à laisser loin derrière lui les affres des mauvais sondages qui faisaient encore partie de son quotidien à la veille de l’été, tel l’archétype du cow-boy issu de notre imaginaire collectif de gamins américanisés dès le plus jeune âge, qui doit forcément avoir traversé l’Atlantique dans la calle d’un navire délabré, puis affronté des hordes d’Indiens ou d’animaux sauvages dans des contrées inhospitalières avant de mériter enfin sa chevauchée fantastique sur la Terre Promise du Far West. Ce qui a tout d’abord motivé notre Président à la conquête de l’Ouest d’Eden:

– Àpersuader ses nouveaux amis Dominique Strauss-Kahn et George Bush, respectivement Président du Fonds Monétaire International par sa grâce et Président des États-Unis par la grâce de Dieu, d’organiser un sommet à Washington les 14 et 15 novembre, au moment même où le Parti Socialiste français, accessoirement la première force d’opposition parlementaire jusqu’à nouvel ordre, tenait son mythique congrès de Reims, de quoi essayer non seulement d’éclipser l’élection de Barack Obama dans notre mémoire collective alors même que ce bouleversement spectaculaire à la tête d’une Amérique connue pour son racisme constituait encore pour bon nombre de nos compatriotes, comme partout ailleurs sur Terre, un formidable symbole de changement, d’espoir et de confiance en la capacité de chacun de construire un Monde meilleur, mais aussi d’étouffer dans l’œuf de la couverture médiatique un événement qui aurait pu jeter les bases de la renaissance de la Gauche réformiste, et que les divisions internes au P.S. ont définitivement fait passer pour une ridicule mascarade à côté du volontarisme de façade des « Grands de ce Monde », matérialisé par de belles déclarations d’intentions dont le seul effet fut d’apaiser temporairement les vagues d’inquiétude et de panique en envoyant aux marchés à la déroute un message apparemment ferme et rassurant pour ce qui est de la mise en place d’une gouvernance mondiale capable de prévenir de telles crises dans un avenir plus ou moins lointain

– À faire adopter dans l’urgence absolu un plan d’aide aux banques, sinistrées par les effets conjugués de la crise économique et leur surexposition chronique aux « subprimes » et autres « actifs pourris », tout en bricolant en moins d’une nuit, avec les reliquats du gouvernement belge, un montage capitalistique visant à sauver d’une défaillance imminente la banque franco-belge Dexia, particulièrement impliquée dans le financement des collectivités locales, montage aux termes duquel la France puisa hâtivement plus de six milliards dans ses comptes publics pour les prêter à un établissement privé au bord de l’insolvabilité qui échappait d’ores et déjà considérablement à notre législation de par ses activités intrinsèquement transfrontalières et sa forte présence hors-Europe, sans se ménager pour autant la possibilité d’exercer un contrôle a posteriori sur l’emploi de ces fonds ni associer le Parlement à la prise de décision;

– À pousser les autres Etats-Membres de l’Union (dont les plus réticents, au rang desquels l’Allemagne d’Angela Merkel, qui craignait de devoir payer les pots cassés de l’indiscipline budgétaires de pays comme la France ou l’Italie après avoir réussi péniblement à ramener ses finances publiques à l’équilibres malgré le poids de la Réunification, jusqu’à ce qu’elle soit rattrapée, à son tour, par le spectre de deux faillites retentissantes dans son propre secteur bancaire…) à lui emboîter résolument le pas sans même avoir le temps de pleurer leurs larmes de fierté nationale d’autrefois;

– Et à promettre un plan de soutien à une industrie automobile elle aussi en passe d’être ravagée par la récession, mais, là non plus, sans l’astreindre à aucune contrainte sérieuse en termes de préservation de l’emploi et/ou d’investissements dans les « voitures propres ».

Après quoi, il nous déballa avec deux jours d’avance, à grands renforts de mise en scène et de battage médiatique, un cadeau de Saint Nicolas sous forme d’un plan de relance pseudo-généralisé de 27 milliards d’euros, montant représentant ni plus ni moins que la quote-part de la France aux mesures de soutien de 200 milliards d’euros d’ores et déjà entérinées sur le fond par les 27 Etats-Membres de l’UE sous l’égide de la Commission européenne avant d’être officialisées, vendredi dernier, à l’occasion du Conseil Européen de Bruxelles en guise de point d’orgue à la présidence française, et qui servira principalement à financer de grands projets dans les domaines du BTP ou des transports, à réduire le taux de TVA sur certains biens et services (dont évidemment le secteur de la restauration qui attendait déjà ce geste depuis 2002), sous réserve de l’accord du Conseil des Ministres de l’Economie et des Finances (Ecofin) d’ici mars prochain, et à alléger les charges des entreprises là où les contribuables moyens, par ailleurs consommateurs et employés pour la plupart, étaient bien en droit d’espérer avant tout une hausse substantielle de leurs revenus afin de pouvoir continuer à travailler, consommer et vivre dignement dans une nation soumise à de tels bouleversements.

Bref, si je peux comprendre que les dirigeants du Monde entier s’échinent à voler au secours d’un secteur bancaire en pleine déroute de peur que son effondrement ne mette des pans entiers de l’économie à genoux, chacun d’entre nous étant potentiellement concerné à l’insu de son plein gré puisqu’il détient au moins un compte bancaire et risquant, par conséquent, de perdre des sommes péniblement accumulées à la sueur de son front en cas de faillites en série parmi les établissements financiers, éventualité plus que probable, il est vrai, dans un univers comme celui de la finance mondiale, dont les intervenants majeurs sont suffisamment interconnectés pour entraîner dans la tourmente de vénérables banques d’affaires américaines vieilles de près de deux siècles qui avaient pourtant déjà survécu sans trop de dégâts à la crise de 1929, si je peux comprendre également qu’il est primordial de préserver notre industrie automobile, dont les produits et services sont indispensable au maintien de notre niveau de vie à tous, tributaires que nous sommes à présents de nos véhicules à force d’avoir laissé les pouvoirs publics détricoter à peu près tout ce qu’il reste de nos réseaux locaux de transports collectifs et de considérer la mobilité, aussi bien professionnelle que privée, comme un droit et un devoir élémentaire au même titre que la participation aux élections, et s’il y a, en effet, quelques bonnes raisons d’affirmer qu’il vaut mieux stimuler les entreprises par des commandes massives (TGB, logements sociaux, centrales nucléaires…) et des allègements de charges pour les mettre en mesure de créer ou de préserver des emplois, c’est-à-dire privilégier clairement une politique de l’offre, au lieu de continuer à axer l’essentiel de la politique sur la demande en accordant, de manière un peu trop large et indifférenciée, des augmentations de salaires et de minima sociaux qui ne servent qu’à acheter des produits fabriqués hors de nos frontières, au rapport qualité / prix indéniablement plus favorable en moyenne à de vulgaires consommateurs qui ne ce soucient guère des incidences économiques de leurs choix, aussi isolés soient-ils dans un premier temps, et donc à doper la compétitivité de nos concurrents au détriment de nos entreprises, qui demeureraient soumises à un cadre toujours bien trop rigide face à des conditions de marché sans-cesse plus préoccupantes en l’absence de toute mesure corrective, il va sans dire que bien des points restent sujets à caution, pour ne pas dire franchement discutables. Car:

1. Compte tenu des sommes engagées dans les seuls secteurs bancaires et automobiles, il s’agit là, pour l’essentiel, de mesures disproportionnées au vu des difficultés du Français ou de l’Européen moyen, à qui le simple fait de conserver ses dépôts bancaires ou son véhicule ne garantira ni ressources minimales, ni pouvoir d’achat, ni emploi stable pour les prochains mois;

2. Toute injection de capital dans une banque aurait dû s’accompagner, au mieux, d’une prise de participation de l’Etat français, matérialisée par une « golden share » (action préférentielle lui conférant une minorité de blocage et/ou le droit de nommer des représentants à des postes-clés du Conseil d’Administration et de la Direction), et au pire, d’une nationalisation forcée, inscrite dans le cadre d’une loi sur la contribution de la France à l’assainissement et à la modernisation du système financier international, en vertu de laquelle son PDG et tout autre responsable stratégique pourrait être nommé ou révoqué directement par le Président de la République par décret en Conseil des Ministres après avis conforme du Parlement et de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), à l’image de ce que prévoit cette loi sur la réforme de l’audiovisuel que la Majorité nous présente pourtant comme le socle d’une nouvelle forme de gouvernance…; et

3. Il aurait été bien plus judicieux de financer toutes ces enveloppes budgétaires exceptionnelles, à commencer par celle allouées à des banques comme la Société Générale ou les Caisses d’Epargne, à l’origine de nos déboires actuels en raison de leurs investissements hasardeux sur des marchés dont même le banquier le moins talentueux ne pouvait pas complètement ignorer le caractère spéculatif, risqué et peu rentable à long terme, par une remise en cause, au moins temporaire, des cadeaux et largesses fiscales en tous genres en faveur des contribuables les plus aisés, ceux-là même qui ont déjà profité au mieux de la hausse ininterrompue des marchés entre 2002 et 2007 sur les conseils avisés de leurs gérants attitrés, par ailleurs banquiers au sens large du terme, dont les performances augmentent, c’est bien connu, avec leur niveau de rémunération et de commission.

Toujours dans le même ordre d’idées, les bataillons de chômeurs, précaires et autres exclus, déjà bien trop nombreux depuis le début du millénaire, mais dont les rangs grossiront, à n’en point douter, à mesure que la récession entraînera même les classes moyennes dans la spirale de la pauvreté et du déclassement social, ne manqueront pas d’apprécier grandement la perspective de devoir se serrer la ceinture au nom de la rigueur ou à cause de leur incapacité à acheter des produits « made in France » / leur absence supposée de patriotisme économique, et de renoncer encore longtemps à une hausse des minimas sociaux qui dépasse, ne serait-ce que légèrement, celle de l’indice des prix à la consommation, , alors que l’Etat n’hésite pas à mettre des milliards sur la table sans exercer aucun contrôle sur l’emploi ou l’efficacité de ses généreuses subventions, et de devoir attendre en vain qu’EDF ne répercute enfin la baisse des cours du pétrole sur leurs factures alors que l’électricien ne rechigne pas à dépenser des centaines de milliards d’euros pour s’emparer de pointures comme British Energy et Constellation Energy, quitte à tenter de snober au passage le milliardaire Warren Buffett…! Quelle classe, en apparence, de jouer les maîtres du Monde, mais peut-être que nous autres Français avons la mémoire si courte que plus personne ne veut se souvenir des mésaventures du Crédit Lyonnais et de Vivendi au pays de l’Oncle Sam, où les étrangers ont tout intérêt à appliquer les lois à 200% avant de faire les malins, et peut-être bien que là aussi, nous aurons, en réalité, trois factures EDF particulièrement salées à payer ces prochains temps: celle d’une électricité infiniment trop chère au vu du cours actuel du pétrole et des prétendus avantages compétitifs du nucléaire, celle des acquisitions de BE et Constellation, hors de prix au vu de l’état désastreux de leurs infrastructures de production / distribution, et celle des déconvenues résultant de la tentative d’EDF d’intégrer en son sein des entreprises aux cultures si éloignées que Vivendi Universal, conglomérat particulièrement ingérable lorsqu’il tentait encore d’être omniprésent dans le Monde et de miser à fond sur les marchés américains, se rappellera enfin à ses bons souvenirs; à moins qu’on nous épargne au moins le mirage de la fusion transatlantique grâce, pour une fois, à la fronde protectionnisme de nos U.S.A. chéris, qui ont tout de même compris depuis belle lurette, surtout lorsque leurs intérêts nationaux sont plus ou moins en jeu, que le laisser-faire dont il se faisaient autrefois les apôtres inconditionnels dans le cadre de leurs visées libre-échangistes, peut vite atteindre les limites de l’acceptable!!!

De quoi augurer de lendemains qui déchantent, voire de quelques mouvements sociaux de masses comme on ne les avait pas vus depuis quelques décennies, et de quoi pronostiquer de bons scores électoraux pour le tout nouveau Parti Anticapitaliste, fer de lance d’une Extrême-Gauche européenne plus revendicative et unie que jamais… A moins que le lavage de cerveau des médias fasse son travail, que cet hiver, particulièrement rude dans une optique de « réchauffement climatique », ne dissuade même les plus téméraires d’aller manifester pendant des heures contre un gouvernement qui a décidé, depuis fort longtemps, de rester aveugle et sourd à leurs demandes sous prétexte de ne pas vouloir reculer devant une bande de gauchistes rétrogrades et de savoir ce qui est bon pour le peuple sans même avoir à le consulter, que le commun des mortels, assommé par le poids grandissant de sa charge de travail et de ses obligations, et susceptible de trouver en la télévision ou d’autres divertissements de masses des instruments de jouissance, de repos cérébral et de paix intérieure disponibles à moindres frais, ne finisse par préférer au son du canon de la contestation frontale celui du clairon de Nicolas Sarkozy, porté en triomphe par des faiseurs d’opinion qui n’auront de cesse de le présenter comme le sauveur de la France face aux assauts capitalistiques des méchants banquiers américains, seul capable, contre l’avis de tous ses homologues européens si nécessaire, d’imposer à tous des compromis de bon sens conformes en tous points aux intérêts de la France, et si génial dans ses trouvailles idéologiques qu’il parvient, sans mal ni effort de persuasion démesuré, à rester juste assez anticonformistes et en rupture avec les dogmes économiques communément admis pour se réclamer à la fois de Keynes et d’Adam Smith au gré des contingences du moment, et juste assez affairiste pour ne jamais froisser ses mécènes et amis (les Bouygues, Bolloré et consorts) dans l’optique de sa réélection ou d’un hypothétique retour prématuré dans le civil, que mes concitoyens préfèrent se désintéresser pour de bon des rouages macroéconomiques, par définition trop complexes et déconnectés de leur quotidien d’agents économiques isolés, et digérer leurs frustrations en se lançant à corps perdu dans un travail encore moins bien rémunéré qu’avant dans le seul but de conserver à peu près un salaire identique en fin de mois et en se fabriquant chaque jour de nouveaux ennemis à abattre dans une Société qui les méprisent, et que l’UMP arrive encore à exploiter jusqu’en 2012 le piètre spectacle politicien d’un Parti Socialiste suffisamment empêtré dans ses querelles de personnes pour avoir donné une majorité relative au programme de Ségolène Royal tout en élisant sa rivale Martine Aubry au poste de Première Secrétaire, fut-ce au prix de quelques débauchages supplémentaires parmi d’anciens dignitaires socialistes tels que Jack Lang, qui rêvent plus ou moins d’en découdre avec tous leurs anciens compagnons de route pour se venger de ne pas avoir pu briguer la Magistrature Suprême…

Ajouter à cela un MoDem si peu représenté sur la scène nationale que seul François Bayrou peut raisonnablement espérer l’incarner, une Extrême-Droite laminée par ses divisions, l’incertitude entourant la succession de Jean-Marie Le Pen et les appels du pied de la majorité actuelle, des Verts si mal en point qu’ils n’oseraient pas refuser les services de Daniel Cohn-Bendit, socio-libéral « europhorique » s’il en est, pour coordonner leur campagne en vue des élections européennes, mais sans pour autant se résoudre à couper les ponts avec une Gauche qui leur avait, autrefois, donner l’unique occasion de participer à l’exercice du pouvoir dans le cadre de la « majorité plurielle » de Lionel Jospin, ainsi qu’une foule d’analogies trompeuses et réductrices avec la crise de 1929 pour tenter de nous présenter les événements de 2008 comme la quintessence du pire de la catastrophe économique et justifier ainsi n’importe quelle mesure par l’urgence absolue, et vous parviendrez peut-être aux mêmes conclusions que moi: à savoir qu’après avoir déjà réussi à mettre François Bayrou hors-course en 2007 (et indirectement en 2002 grâce à la polarisation du paysage politique en cette époque de cohabitation où il ne faisait pas bon parler de consensus), après avoir remporté une victoire historique contre une Gauche malmenée notamment par les élans néoconservateurs et le manque de charisme de Ségolène Royal , considérée par bien des Français comme une sorte de transfuge de la Droite dont les accents sécuritaires du programme électoral ne constitueraient finalement qu’une pâle copie de celui de l’UMP ou de l’ex-UDF, Nicolas Sarkozy a effectivement de bonnes chances de réaliser avec brio son rêve de sortir grandi de la crise, à défaut d’en extraire la France tout entière, et d’être réélu en 2012 avec un score de 65% au deuxième tour de scrutin, soit un point de plus que le Général De Gaulle en 1965. Alors pourvu que Martine Aubry ne tarde pas trop à remettre le P.S. en ordre de marche, à lui donner un programme cohérent, gage de sa combattivité retrouvée, et à renouer ses liens historiques avec les laissés-pour-compte de la mondialisation néolibérale, ouvriers, chômeurs et sans-papiers en tête, pour tâcher de gagner contre toute attente ou de limiter au moins la casse face aux velléités despotiques de notre « omniprésident »!

Christian Knoll

Explorateur d'idées, de sentiments, de mots et de musiques, amateur d'échanges et de voyages, je propose à vos méninges et à votre coeur de m'accompagner sur les autoroutes de l'information, de la communication, du langage et des arts !

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